dimanche 27 novembre 2011

Commencement

« Commencement »


2ème Di Avent
04 Dec

Textes
-          Is 40,1-5.9-11.
-          Ps 85(84),9-10.11-12.13-14
-          2 Pierre 3,8-14.
-          Mc 1,1-8.


Oui, il s’agit bien d’un commencement : celui d’une nouvelle année liturgique. Sur  un voyage évangélique de 3 ans, l’Eglise nous promène allégrement de Matthieu en Marc qui va principalement nous accompagner en 2011-2012 durant cette nouvelle année. Nous trouverons Luc l’an prochain.

Et Marc que nous ouvrons aujourd’hui commence justement par le mot « commencement », le même mot par lequel débute la Genèse, le premier livre de la Bible : « Bereshit : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ». C’est donc une  « nouvelle » qui inaugure une « nouvelle » création, une « nouvelle » histoire d’alliance : celle de Dieu et la communauté universelle des hommes.

Le dimanche, premier jour de la semaine pour les chrétiens, l’Eglise célèbre le Premier jour de la Vie Nouvelle, la Résurrection de son Seigneur qui ouvre le chemin de la Vie.
 
« Bonne Nouvelle » : ce n’est qu’une transcription du mot grec « évangile = έΰ αγγέλον » qui veut dire justement « bonne nouvelle » !
 
Isaïe ouvre le ban : « Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. » Quelle est donc cette bonne nouvelle qu’il faut crier du haut des remparts et des tours de  Jérusalem ?  C’est que le Seigneur Dieu lui-même va venir avec puissance et gloire pour ramener au pays tous les exilés, et les libérer de Babylone.
 
Pierre prend le relais : il porte la bonne nouvelle d’un monde nouveau : « Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice ». Autrement dit, c’est la bonne nouvelle du royaume de Dieu, déjà annoncée longtemps avant, par le vieil Isaïe, royaume dans lequel, de belle façon imagée, « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ». Et nous autres, les chrétiens, depuis Jésus, et avec ses propres mots, c’est régulièrement que nous l’attendons et le souhaitons : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! ».

Car cette fois la nouvelle est vraiment « nouvelle » !  En effet : cette bonne nouvelle est une personne : Jésus Christ !
Qui est cet homme que Marc nous présente au début de son récit ?
« Bonne nouvelle de Jésus, le Christ, le Fils de Dieu », écrit Marc ! Ce complément de nom (« de » = génitif en latin et en grec) indique
-          non seulement la propriété : cette nouvelle appartient à Jésus-Christ ;
-          mais aussi le contenu : CETTE NOUVELLE EST JESUS CHRIST !

Par ce texte qui lui est attribué – le plus ancien, vers 70 -, Marc veut justement répondre à cette question : qui est donc ce Jésus (de Nazareth, Messie) Christ et Fils de Dieu [le « sauveur », c’est le sens de son nom « Ieshouah »]. Dans un style spontané – comme une catéchèse orale -, il veut révéler progressivement le mystère de la personne de ce Jésus devenu l’amour de sa vie et dont il est le disciple à Rome avec Pierre.

(On croit savoir que c’est lui le jeune homme qui - au jardin des Oliviers où il avait suivi de nuit la bande à Jésus -, s’enfuit tout nu, en laissant le drap qui le recouvrait aux gardes du temple venus arrêter le Galiléen et qui tentaient de l’arrêter lui aussi !).

Le texte de Marc s’adresse à une communauté de païens – citoyens romains -,  convertis dans une époque de crise et de persécution à la fin des années 60 : pensez à Néron !
 
Oui, qui est ce Jésus dont nous sommes nous aussi les disciples ?


 
Ø      Il est d’abord le Christ (en grec) – Messie (en hébreu), c’est-à-dire, selon la tradition biblique, un homme consacré et envoyé par Dieu pour établir son Règne dans le monde. Contrairement à l’attente de certains de ses contemporains, Marc nous dévoilera peu à peu le vrai visage de Jésus : non pas un Messie politique et militaire mais un Messie crucifié, non pas un messie des armées mais un messie désarmé. Scandale et déception !
Ø      Il est de plus le Fils de Dieu. Plus qu’un Messie humain, ce Jésus de Nazareth est Seigneur (kurios, adonai) : il est « Dieu parmi nous » (ce que veut dire le nom d’ « Emmanuel »).

Cette double déclaration de foi – pourrait-on dire -,  en Jésus, Christ et Fils de Dieu, est exprimée plus avant dans le texte de Marc, par deux personnes différentes :
Ø      « Tu es le Christ » (8, 29) confesse Pierre vers Césarée de Philippe tout au nord du pays. (Pierre est le « patron » de Marc à Rome et le chef de l’Eglise naissante !)
Ø      « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu » (15, 39) déclare le centurion romain devant Jésus crucifié et mort à Jérusalem, au Golgotha. (C’est aux Romains d’abord que s’adresse cette catéchèse de Marc !).

Marc est un bon guide, sûr et vif : il nous met en route, dans la foi, à la suite de Jésus. L’attente de Dieu qui vient, nous dit-il,  n’est pas un temps de passivité, c’est un temps de changement (conversion) et de remise à plat (humilité). Se préparer à sa rencontre, continue-t-il, c’est faire le ménage du cœur et de l’esprit, c’est reconnaître enfin avec le Baptiste notre vraie mesure devant sa grandeur : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi ». « Dieu veut que tous aient le temps de changer», écrit Pierre, en exhortant les chrétiens de Rome de tout faire «pour que le Christ les trouve nets et irréprochables».
 
Alors ne laissons pas le souci de nos affaires entraver notre marche à la rencontre de ce Jésus de Marc, si proche et si humain ! 
Réveillons en nous cette intelligence du cœur qui est la fine pointe de l’amour ! 



Et de même que le jeune Marc a sauté de sa terrasse au passage de Jésus pour le suivre, sautons de notre quant à soi pour nous jeter dans LA VIE qui passe devant nous !

mardi 22 novembre 2011

La vulnérabilité du veilleur

La vulnérabilité du veilleur

27 Nov
1er Di Avent

Textes
-         Is 63,16-17.19.

« Veillez »
On ne peut pas prendre conscience sans être surpris comment les étincelles de l’Évangile – comme autant d’étoiles lointaines et si minimes soient-elles -, nous rejoignent dans le quotidien, et elles luisent toujours autant, comme la petite fille Espérance de Charles Péguy, qui court toute nue à notre rencontre !

Mais n’ayez crainte, il n’est jamais trop tard pour faire ces découvertes !

Chez chacun, la perspective d’une espérance pour l’au-delà colle à la peau et au cœur, quoi qu’on en dise ! Et cette parole, ce logos, ce dabar – appelons-le comme on veut -, virevolte de dimanche en dimanche, parmi toutes les assemblées du monde !



« Veillez, donc ! ». Il y a de quoi ! Nous sommes dans les jours de tous les dangers ! Proches, lointains ; domestiques, nationaux, globaux ; culturels, spirituels, religieux ; financiers, politiques, écologiques….

C’est une autre voix qui parle, aujourd’hui. Celle de l’Avent. C’est d’un autre rendez-vous qu’il s’agit : un rendez-vous avec quelqu’un – un homme/dieu ! -, qui va naître, un rendez-vous avec notre propre naissance, comme chaque année…

Et ce premier dimanche de l’Avent, c’est le début des préparatifs !
-          De l’attente dans le couloir de la vie ! D’un dieu – le seul ! -, qui vient se faire homme pour  savoir ce que c’est que d’en être un ! Il fallait y penser, et le faire !
-          Du côté « homme », c’est célébrer notre désir de pouvoir (re)naître au milieu des inquiétudes, des interrogations, des peurs de tous les jours !
Il s’agit - ni plus ni moins -, de réapprendre à veiller
-          sur la naissance du Dieu de Jésus – dont nous portons le nom de Christ / Chrétien -, dans le monde
-          et sur notre naissance en lui qui nous rend éternels.

Marc nous présente un Jésus insistant : « Prenez garde, veillez, car vous ne savez pas… Veillez donc… car vous ne savez pas… » On ne sait jamais assez… effectivement !
Car il y a de quoi se demander…, vraiment…, au milieu des interrogations  - un peu trop réalistes peut-être, pour ne pas dire pessimistes -, il a de quoi se demander : à quoi cela rime de veiller dans une société qui trop souvent dort ou n’aspire qu’à dormir ! ? On ne cesse de  nous faire courir ici ou là, et de nous endormir à notre tour comme citoyen et croyant, comme être humain en somme!
Courir, mais courir vers qui, vers quoi, au fait?
Qu’est-ce que veiller dans une société qui entraîne des dormeurs à la mort de leurs rêves et qui vole leur vie comme leur mort?
Règne de la répétition morbide et mortifère, absurde et  insensée : Fuskushima, DSK, Goldman Sachs, Iran, Somalie… Nil novi sub sole ! Rien de nouveau sous le soleil !


Tous ces évènements nous jettent à la figure notre vulnérabilité constitutive. Non seulement le monde que nous habitons, mais toute naissance est vulnérable.
C’est pourquoi cet insistant appel évangélique à veiller nous fiche un sursaut d’espérance. Du moins à moi !
C’est aussi cela l’Avent/Avant-Noël !


Il faut changer la vie, certes, mais (tout) changer n’est pas (tout) détruire ! C’est sauver, qu’il faut !

Jean (9,4) fait dire à Jésus :
Nos/me oportet operari opera eius, qui misit nos/me,
donec dies est;
venit nox,
quando nemo potest operari.
Au nom de Dieu,
agissons, au travail
tant qu'on y voit encore ;
la nuit tombe déjà,
on ne pourra plus rien faire !
μ ( μμσ) δε ργζεσθαι τ ργα το πμψαντσ με
ωσ μρα στν:
ρχεται νξ,
τε οδεσ δναται ργζεσθαι.

Oui ! Travaillons-y tant qu’il fait jour !

Voici que commence le temps de la confiance qu’il nous faut continuer, sinon retrouver.
Veilleur, que dis-tu de ta foi, que fais-tu de ton espérance?
Qu’est-ce qui, dans cette société qui est la nôtre, peut devenir porteur d’espérance?

Veiller, c’est travailler à ce qui nous revient : notre devoir d’état !
Veiller pour agir, c’est regarder résolument dans la direction de l’espérance.

Chacun – chaque chrétien de toute façon -, a à se découvrir et à se reconnaître responsable du travail de la foi et de l’espérance, pour se faire le portier de sa propre vie et de la vie des autres. Une attente active pour ouvrir, pour nous ouvrir…cette porte !

L’Évangile transmis en Église n’a pas vécu et ne nous est pas parvenu à coup de dogmes,  mais d’inventions - on l’a oublié ! -,  pour une vie ouverte à l’espérance, à l'attente, pour une vie disponible.
Car veiller, c’est d’abord décider de rester vivant, de s’interroger, d’activer sa soif et sa faim : vivre notre vulnérabilité comme un triomphe de la vie de l’esprit et de l’espérance. Elle est là, la vulnérabilité du veilleur.

Veiller, c’est refuser énergiquement de se laisser gagner par la peur, qui signerait déjà notre complicité avec la violence.
Oui, veillons sur la qualité de nos jours et de nos nuits.
Veillons sur le sens que nous donnons à nos partages du pain et de la coupe en mémoire de Lui : vivons-les et portons-les jusque dans l’action de grâce ( sens du mot eucharistie) pour cette espérance qui nous traverse le corps. Le corps : pas l’âme seulement ! Garder vivante l’attente de son retour « jusqu’à ce qu’il revienne » ? Jésus l’a dit tout simplement : « Prenez et partagez : c’est mon corps et mon sang ! ». Et renaissez dans la vigilance.



Joyeux Avent, donc ! Et bientôt Joyeux Noël! Puisque l’Avent, c’est déjà la chance – à saisir ! -, de naître et de renaître.

vendredi 11 novembre 2011

Mon royaume n’est pas de ce monde!

Mon royaume n’est pas de ce monde

34e dim. ordinaire : Christ Roi
20 novembre

Textes
-          Ez 34, 11-12.15-17,
-          Ps 22
-          I Co 15, 20-26.28,
-          Mt 25, 31-46

Lorsqu'un nouveau pouvoir parvient à s'imposer, tous les courtisans se précipitent pour faire valoir leurs aptitudes en flattant le nouveau pouvoir... Dans ce Royaume-là, rien de tel. Le retour du Christ en gloire ne fera que mettre en lumière la vérité des coeurs... Avec risque et péril ! Une seule question se posera :
As-tu su voir le Christ dans tous les êtres humains ?



C’est sur notre pratique de la charité que nous serons évalués et appréciés…

Ézéchiel, aux exilés de Babylone (-587 – 537), annonce qu'un jour (?) viendra un Berger, CAD un chef, un Guide, le véritable guide qui conduira tous les hommes – pas seulement les Hébreux -, sur la bonne Route... Un chef qui  sera attentif aux besoins de chacun, au service des plus faibles, qui prendra un soin bienveillant des bien portants et partira à la recherche des égarés et des perdus…
Oui, c’est lui ce roi, renchérit le Psalmiste : précédé par la réputation éclatante de la façon dont il conduit ses sujets, les aidant à franchir les obstacles de la conjoncture et leur assurant nécessaire et prospérité….

Oui, mais quand cela se passera-t-il, demandent les Corinthiens à Paul qui n’en sait trop rien !
Oui, quand viendront enfin « ces derniers jours » et le retour de tous les morts à la vie ? (On appelle cela les temps eschatologiques, de eschata, la fin !).
Et Paul essaie de décrire l’indescriptible : Jésus marchant en tête de la procession des hommes montant vers Dieu ; Jésus introduisant dans ce fameux Royaume de Dieu, son Père, ceux qui l'auront suivi jusqu’au bout (n’oublions pas que nous somme au temps des persécutions…). C’est seulement alors qu’apparaîtra son pouvoir divin : dans un monde arraché à la mort, Dieu sera tout en tous.

Matthieu écrit à un moment terrible : vers les années 70, quand Rome a décidé la solution finale pour ce peuple juif, irréductible à la Pax Romana !
En rétrospective, on entend donc Jésus préparer ses disciples aux grands événements prévisibles qui se profilent à l'horizon (et qui se sont donc déjà produits !). Les disciples eux aussi gardaient encore l'espoir que le MESSIE – le chef, le guide, le nouveau roi -, serait un Roi temporel. 



Jésus leur annonce en fait quoi ?
Matthieu se voit obligé, comme Paul à Corinthe, pour répondre aux attentes et aux questions des contemporains de Jésus - alors qu’il écrit quelque 30 ans plus tard -, de mettre sur les lèvres de Jésus des paroles qui ne peuvent pas ne pas tenir compte d’évènements postérieurs à la vie de Jésus : la chute et la destruction de Jérusalem, par les troupes de Titus !
Oui !
écrit-il alors dans cette prosopopée (c’est une figure de rhétorique qui fait parler les personnes soit absentes, soit présentes, et quelquefois même les morts)
Oui, le second retour du Christ se fera de façon grandiose : il sera accompagné de légions d'Anges et il séparera les hommes en deux parts : les uns à droite pour la Gloire éternelle et les autres à gauche pour la damnation éternelle….

A son tour, le chrétien du 21ème siècle a besoin d’être éclairé…
Le mot parousie (du grec parousia qui signifie « présence ») est un terme biblique utilisé par les théologiens pour désigner la seconde venue du Christ, la première étant sa naissance.
Ces premiers écrits chrétiens que nous lisons et méditons dimanche après dimanche - et notamment ceux de saint Paul -, employaient ce mot pour désigner
-          la première venue du Christ parmi les hommes (la Noël, donc), inaugurant le temps du Messie (qu’annonce Ezéchiel aujourd’hui !)
-          et l'avènement glorieux (2nde  venue) du Christ sur terre à la fin des temps (dont parle Matthieu aujourd’hui.)
Dans le vocabulaire chrétien actuel, la parousie désigne plus particulièrement la seconde venue, le retour glorieux de Jésus-Christ à la fin des temps (eschatologie) dans le but d'établir définitivement le Royaume de Dieu sur la terre.
Cette seconde venue aurait été annoncée par Jésus-Christ lui-même dans certains propos (prosopopée) qu’on met dans sa bouche dans les évangiles.
Cependant les théologiens s'accordent à dire que ce retour n'est ni un évènement complètement à venir, ni complètement advenu :
-          le Christ Seigneur règne déjà sur et donc par l'Église, institution qui est issue des apôtres, eux-mêmes envoyés par le Christ,
-          mais toutes choses de ce monde ne lui sont pas encore soumises : le triomphe du Royaume du Christ ne se fera pas sans un dernier assaut des puissances du mal.
-          Au Jour du Jugement, lors de la fin de ce monde (eschata), le Christ viendra dans la gloire (le fameux Second Retour)  pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui, comme le grain et l’ivraie, auront grandi ensemble au cours de l’histoire.
-          En venant à la fin des temps juger les vivants et les morts, le Christ glorieux révélera la disposition secrète des cœurs et rendra à chaque homme selon ses œuvres et selon son accueil ou son refus de la grâce.

En fait en quoi consiste notre mort personnelle, sinon le fait historique qu’un jour du temps Dieu revient pour chacun de nous en particulier... ?
-          Ainsi, le Jour de ma mort sera effectivement le Retour du Christ pour moi.
-          Il viendra à moi pour me recevoir dans la Vie éternelle comme il y eut des mains bienveillantes pour me recevoir à mon entrée en ce monde.
-          Il Christ viendra avec ses body guards de l’éternité (les anges) me tendre une main secourable pour me faire entrer dans cette VIE qui ne finira jamais.
-          Ma MORT – la mort -, n’est ainsi qu’une étape à franchir. Elle n'est qu'apparence, car elle est en fait la Porte de la VIE.
-          Mais je sais que ce n'est pas Dieu qui en décidera !... Me voyant face à lui, la pureté éternelle, je me précipiterai moi-même dans un lieu d'expiation ou de mort, s'il y a lieu... C’est moi-même qui jugerai mon état... Je verrai en un flash les moindres replis de mon ÊTRE et saurai ipso facto si  je suis destiné à gauche ou à droite !

Puissè-je me tenir toujours prêt dans l’attente de ce retour!

Ce roi s’étant identifié aux petits et aux faibles... l’évangile nous offre ce merveilleux contraste de nous le présenter
-          d’une part venant dans les airs accompagné de légions d'Anges (chacun son Hollywood!),
-          et déclarant d’autre part qu'il est présent divinement dans celui qui a faim, celui qui a soif, celui qui est nu, qui est prisonnier, etc. (Ah mon cher Vincent de Paul).
Bref que tous ceux que nous rencontrons, sont un prolongement de Dieu, du Christ, de leur Esprit...


Oui, le voilà ce CORPS mystique dont le Christ est la TÊTE et NOUS, les membres.
Les disciples – et nous donc ! -, auraient bien aimé avoir des précisions, la date exacte de ce JOUR du Jugement... Jésus veut bien leur dire le comment,  mais quant à la date, c’est l’affaire du Dieu de toutes les éternités, son Père !



En fait, à bien voir, la véritable date, C'EST TOUJOURS AUJOURD'HUI,
-          s’il est vrai que le Christ se prolonge dans les plus petits, les plus misérables...,
-          s’il est vrai qu’en eux, nous pouvons le rencontrer,
-          s’il est vrai que son Règne est lié à la justice et à la charité que nous exerçons envers eux...
Car alors, notre charité et notre justice s'adressent directement au CHRIST lui-même...
Dans notre monde de 2011-2012 – à la fois globalisé et éclaté -, il y en a beaucoup de ces TÉMOINS - éclatants ou anonymes -, qui servent et qui ont servi le Christ dans les petits et les pauvres. « Des pauvres, vous en aurez toujours parmi vous, moi, vous ne m’aurez pas toujours ! » (Jn 12, 8)
Chacun de nous peut avoir sa part... A chacun de la rechercher !

Ça, c’est un véritable travail…

Cessons de nous dédouaner, de nous déculpabiliser, de nous rabattre sur les services sociaux « qui sont là pour çà ! ».
Cessons d’émettre nos jugements de bien pensants : "Leurs vices sont la cause de leur déchéance..." "Ils n'ont qu'à travailler comme nous !..."

Qui a dit que les « pharisiens hypocrites » des années 30 ont disparu en 70 sous les ruines du  Temple de Jérusalem ?
Allons, allons, Messieurs les clercs et les non clercs ! Arrêtez de crier « Seigneur ! Seigneur ! »
Au boulot !


dimanche 6 novembre 2011

HISTOIRE & TRAFIC /// JE SUIS, TU ES, IL ou ELLE EST "UNIQUE"


Histoire et Trafic
Dédicace de l'Eglise du Latran
9 novembre



"Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic"



La basilique Saint Jean de Latran (San Giovanni in Laterano) - connue aussi sous le nom d' archibasilique du Très Saint Sauveur -, est la plus ancienne et la première dans l'ordre protocolaire des basiliques papales, devant la Basilique Saint-Pierre du Vatican, la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs et la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Église cathédrale, siège de l'évêché de Rome - dont l'évêque n'est autre que le pape -, tout comme le palais du Latran qui lui est contiguë, elle est la propriété du Saint-Siège et bénéficie à ce titre du privilège d'extraterritorialité.  Elle est considérée comme
la « mère » et la tête de toutes les églises de Rome et du monde
Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput

Le nom de Saint-Jean n'est qu'un nom d'usage emprunté à la dédicace du baptistère de l'église (qui est consacrée sous le double vocable de saints Jean Baptiste et Jean l'Évangéliste).
La dédicace de la cathédrale de Rome est Saint-Sauveur.
Le nom tomba en désuétude au cours de l'histoire.

Le lieu doit son nom à la demeure d'une grande famille de patriciens, les Laterani. Elle fut construite sous le règne de l'empereur Constantin 1er et consacrée en 324 par le pape Sylvestre 1er. Elle fut la résidence des papes (qui résidèrent dans un palais adjacent, le Patriarcho) jusqu'en 1309, date à laquelle Clément V fit transférer le Saint-Siège à Avignon.

Ce monument a traversé les siècles (324-1734)
-          sacs de Rome, par Alaric Ier en 410, puis Genséric en 455.
-          tremblement de terre en l'an 896.
-          reconstruction par le pape Serge III au Xe siècle
-          à nouveau détruite par incendie le 6 mai 1308 sous le pape Clément V qui la fit reconstruire.
-          travaux furent terminés sous le règne de son successeur Jean XXII
-          encore endommagée par un séisme en 1349,
-          puis par un autre incendie en 1361,
-          et à nouveau restaurée par Urbain V.
-          L'édifice actuel est en fait une reconstruction du XVIIe siècle, due au pape Innocent X à l'occasion du Jubilé de 1650, terminé 1734

Depuis 1482, avec Louis XI, puis en 1604 Henri IV : en 1729, Louis XV augmente les revenus du chapitre. La Révolution française les supprime en 1791. Louis XVIII, Charles X et Napoléon III les restaureront sous forme d'une rente, qui sera définitivement abolie en 1871.
Mais le chapitre avait fait ériger une statue à l'effigie du roi de France, auquel il attribua le titre de chanoine d’honneur, ce dont hérite le président de la République française, comme successeur des rois de France !

Depuis le début de la Cinquième République, les présidents Charles de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac sont allés prendre discrètement possession de leur stalle. En revanche, Georges Pompidou et François Mitterrand ont refusé de faire de même, tout en acceptant le titre de chanoine. La cérémonie d'intronisation de Nicolas Sarkozy est à l'origine d'une très vive polémique sur la laïcité suite à un discours où il affirme les racines chrétiennes de la France et fait un éloge de la foi. Il prononce entre autres la phrase suivante : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Un autre lien avec la France est à souligner: la présence, sur le parvis de la Basilique, d'une réplique de la dalle en l'honneur des victimes de la misère, inaugurée à Paris, sur le parvis des droits de l'homme, place du Trocadéro, le 17 octobre 1987, par le père Joseph Wresinski. La réplique romaine a été inaugurée le 15 octobre 2000, dans le cadre de l'année du Grand Jubilé. Elle reprend, en italien, le texte de la dalle originale, auquel a été ajoutée une citation du Pape Jean-Paul II: "Jamais plus l'exclusion, la discrimination, l'oppression, le mépris des pauvres et des petits". La Journée mondiale du refus de la misère y est célébrée chaque année, le 17 octobre.
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En célébrant la fête la « mère de toutes les églises », nous reconnaissons le symbole topographique et historique de la chrétienté. La liturgie met l’accent sur deux points :
-         le respect dû à la maison de Dieu
-         et le caractère éminent de ceux et celles qui se réunissent dans cette maison.

C’est là que retentit le cri de Jésus : « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ». Si nous sommes « le  temple de Dieu », comme dit S. Paul, la basilique du Latran « représente »  - est le symbole de -,  notre identité en tant qu’Église : en tant que Corps du Christ.

Le mot « sacré » est un piège. Dans toute vie, il y a des objets, des gestes et des personnes que nous « consacrons » : « Le pain, c’est sacré », disaient « tous les grands-pères » ! Spontanément on ne fait pas de mal aux petits enfants (à voir !!!), on protège les personnes âgées (re !!!), on ne touche pas à la famille (çà, c’est fini !) : c’est sacré !
Changeons le sacré (religieux obscur) pour la sainteté (l’esprit clair)!

Si notre communauté chrétienne est appelée à être «parfaite comme notre Père céleste est parfait», formons une Église comme endroit qui assume et transforme les peurs et les angoisses du monde, dans et par la transsubstantiation du corps du Christ !

Nous ne sommes jamais mieux ce Corps du Christ que nous confessons, ce Temple de Dieu que nous constituons qu’en devenant chaque jour un peu plus un peuple d’amour dans un monde de violence et de cupidité.
            


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JE SUIS UNIQUE, TU ES UNIQUE, IL ou ELLE EST UNIQUE !

33e dim. ordinaire
13 novembre

Textes
-          Pr 31, 10-13.19-20.30-31
-          Ps 127
-          I Th 5, 1-6,
-          Mt 25, 14-30

Qu’on le dise comme on voudra : nous avons un Dieu qui nous aime !
Il ne s’agit pas d’un Deus ex machina, débonnaire et « grand paternel »,  qui arrangera finalement toutes choses. Dans leur bonne conscience – qui n’en est pas une -, bien des gens (trop, c’est çà le drame !) affirment qu'ils sont assurés du Paradis parce qu'ils n'ont jamais fait de mal à Dieu... C’est tout simplement un relâchement  de  la « conscience de soi et des autres » qui, en définitive, équivaut à un mépris de Dieu et à une méconnaissance du sérieux de notre propre responsabilité.

Ah, la femme parfaite, « l’avenir de l’homme » ! Le Livre des Proverbes nous propose un profil qui  pourra sans doute étonner plus d'un contemporain. Ah ! C'est loin de l'idéal féminin de notre époque. Mais l'important, n’est-ce pas que ce texte montre la façon dont une mère de famille répond pleinement à sa vocation, en fonction de la perception de son destin, dans le cadre d'une certaine culture ? N’est-ce pas la femme justement qui fait évoluer la culture ?
Le psalmiste suggère que le succès de ces entreprises, dépend essentiellement de notre discernement à écouter et à réaliser le dessein de Dieu sur soi !
A certains habitants de (Thes)Salonique, qui le titillaient sur la date du retour du Christ, Paul refuse de s'engager dans leurs spéculations de marc de café ! Ce qui importe, c'est encore le dessein de Dieu sur chacun d’entre nous : vivre en sa présence, prêt à le recevoir à tout moment. Le chrétien –hier comme aujourd’hui et demain -, doit être l'homme éveillé par excellence.


Quand un chef, un patron, un chef d’entreprise…doit s’expatrier un temps pour ses affaires délocalisées à l’autre bout du monde, il est courant qu’il confie ses affaires du siège à ses partenaires avant de partir ! Il connaît ses gens et ne leur demande que ce dont ils sont capables, différemment sans doute selon leur potentiel.
Eh bien, c’est la même chose entre Dieu et nous : il nous a chargés d'une Mission... Son dessein sur chacun d’entre nous, sur lequel nous aurons (sur)naturellement des comptes à rendre, le jour venu, en rapport avec ce plan initial bâti selon ce que nous sommes...
Il est ridicule de comparer notre sort avec celui des autres que nous croyons connaître... Mauvais calcul : qui saura jamais avec précision ce que le Dieu a donné et ce qu'IL demande aux autres...

Admirons et imitons plutôt les deux premiers hommes de confiance qui ont fait rapporter du 100%... sans oublier, jamais, que chacun de nous est UNIQUE et INCOMPARABLE.
L’employé incapable, lui, n’est même pas capable d’admettre sa paresse et son ineptie... bien plus, il critique ouvertement le Patron et l'accuse même de vouloir « récolter où il n'a pas semé »...
N’allons faire porter sur les autres le poids de nos incompétences et de nos omissions- voire de nos veuleries -, en les accusant pour nous déculpabiliser... Une chose est sûre, Dieu nous connaît assez pour ne jamais nous demander plus que nous ne pouvons donner. Ne nous faisons pas d’illusion !

Notre responsabilité c’est de développer au maximum nos aptitudes personnelles.
Car c'est travailler à la Gloire de Dieu que de nous perfectionner dans nos métiers respectifs et d'aider nos enfants à développer leurs talents personnels plutôt que les talents que nous aimerions qu'ils aient...Attention, Dieu exige selon ce qu'IL a donné...

Une bonne gestion (pas Las Vegas !) peut doubler l'avoir de départ (5 à 10, et 2 à 4 talents !). L’incapable, et fainéant de surcroît, sera blâmé avec justesse : il n’a rien entrepris ! Alors qu’il sait qu’on va lui réclamer ce qu’il doit !
Être à la place qui nous revient  et que Dieu  nous a réservée et confiée : alors sa grâce – la grâce  d'état -, nous sera donnée afin que nous puissions faire rapporter à nos talents du 100% si nous y allons de tout notre possible avec courage.


Au fond, ce que nous devons à Dieu, c'est notre être tout entier... Qu'avons-nous, en fait,  qui ne nous vienne de Dieu ?... C'est notre Être,  non tel que nous l'avons reçu, mais l'être que nous sommes devenus, compte tenu de tous les dons déposés en nous au moment de notre entrée dans l’existence. Les CHARISMES – dit Saint Paul -, nous sont donnés pour le bien de la Communauté, qu'elle soit familiale, paroissiale ou municipale, en somme, pour l'avantage des autres... Ce que nous avons reçu gratuitement, sachons le partager généreusement. . avec amour, nous aussi !

jeudi 3 novembre 2011

Reborn...


Reborn

32e dim. ordinaire
6 novembre




Textes
  • Sg 6, 12-16
  • Ps 62
  • I Th 4, 13-18
  • Mt 25, 1-13

Le chrétien est un être reborn dans et par l'Espérance. Il se maintient dans une tension active qui l'incite à anticiper dans l'humanité présente la société qu'il entrevoit pour demain. Cette espérance lui donne aussi de reconnaître dans le monde où il vit tous les germes qui, déjà, font pressentir la société nouvelle : un ciel nouveau et une terre nouvelle ! Car le chrétien est déjà pénétré d'une vie qui est participation à l'échange trinitaire lui-même : là où un dieu Père, un dieu Fils et un dieu Esprit ne font qu’un dans l’échange incessant et éternel de leur amour mutuel !


Vers le milieu du premier siècle avant Jésus-Christ, c’est ce qu’un croyant juif tente d'exprimer sa foi - dans sa culture hellénistique -, en termes de sagesse : σοφιά ! qui pour lui est  une émanation vivante d’un Dieu Unique venant inviter les hommes à son infini festin. Présente au coeur  de l'humanité, cette  σοφιά  est prête à se donner à qui la cherche avec ardeur : elle est avant tout source de vie et de joie. Elle fait renaître !

Espérance et sagesse ! Comme le chante le Psalmiste, dans un appel passionné vers le Dieu de ses pères, présent dans son sanctuaire : il sait que c’est  en le rencontrant qu'il vivra. Alors, il crie de joie à la pensée de Le découvrir bientôt…

Savez-vous que les premiers chrétiens  - ceux qui entre 81 et 305, subirent 10 grandes persécutions : celles de Néron, Domitien, Trajan, Marc Aurèle, Septime Sévère,  Maximin,  Dèce, Valérien, Aurélien et Dioclétien -, vivaient dans l'attente et l’espérance d'un Retour prochain de Jésus ! Paul ne cesse d’affirmer la certitude essentielle à laquelle il reviendra toujours - même après avoir du admettre et comprendre (pas facile !)  que l’avènement définitif du Royaume ne serait pas immédiat : nous sommes tous appelés à vivre en plénitude près de Dieu. …

Que vient faire cette histoire de mariage ? Ces dix jeunes filles qui vont à la rencontre du futur marié, de l'Époux. ?


Chaque culture ses rites : les mariages au temps de Jésus avaient les leurs, qui peuvent nous sembler étranges aujourd'hui... Ainsi notre rabbin va se servir de l'attente (espera en espagnol !) de ces jeunes filles pour nous enseigner la prévoyance... Attendre son retour, mais pas bêtement,  dans une vigilance active, car on ne sait jamais quand ce sera l'Heure... Alors il faut parer à toute éventualité !

Consciemment ou inconsciemment, toute l'Humanité est dans l'attente d’un retour, du Retour de QUI ? Du Christ ? ATTENDRE (ESPERAR) n'est pas une illusion. Pour le chrétien, le Christ ne cesse de venir vers l'ÉGLISE, son Épouse…

À quand le Jour de la Rencontre ?... Nul ne le sait !

Comme les Marines à l’entraînement, l'essentiel est de s'y préparer dès à présent et en permanence, en faisant de notre vie un véritable Évangile vivant et sensible  par la constance de notre FOI qui se traduit par la constance de notre ATTENTE/ ESPÉRANCE.

Voilà la vraie SAGESSE, la seule recherche qui ne déçoit pas... 

L'équation qui régit la procrastination est la suivante :

equation.jpg

U signifie l'utilité ou le désir d'achever une tâche donnée 
E représente l'attente, l'espérance de succès 
V mesure la valeur de l'achèvement 
I représente l'urgence de la tâche 
D mesure la sensibilité personnelle à s'attarder



Le Christ est toujours au bout du  chemin de quelqu’un ! Ce soir, IL est peut-être au bout du nôtre, à notre porte. Les demoiselles d’honneur insensées, c’est nous : nous nous assoupissons, jusqu’à en oublier le but unique de notre vie : créés pour connaître Dieu, L'aimer et LE servir, et pour finir (CAD pour commencer !) être heureux avec LUI pour toute l'Éternité...

Nous voici en permanence à l'affût de toutes les informations et de toutes les connaissances possibles, oubliant celles qui concernent notre vraie vie... Savons-nous seulement où nous nous dirigeons ?
Mais comment attendre sans perdre le moral ?

Ne serait-ce pas en multipliant tous les préparatifs pour que tout convienne à notre hôte, à celui qui doit venir et que nous attendons… sans avoir quand il arrivera exactement… (entre les retards des trains et le trafic du week end…, sans compter les grèves "spontanées"!)

Ne s’agirait-il pas de sortir de notre somnolence, de nos désespérances, de nos emprisonnements de toutes sortes...
Et l’ami qui tarde toujours.
Bien sûr, la foi nous dit bien que Le CHRIST ne cesse de VENIR...
Ah ! Les filles d’honneur, les sages, elles ont paré à toute éventualité, elles, en se munissant d’assez d’huile pour que leurs lampes ne s‘éteignent pas faute de carburant…

Ce Retour du Maître en chacune de nos vies est toujours une surprise !
L'arrivée du marié à l’improviste fut une énorme surprise pour ces demoiselles qui s'étaient endormies... Ce n’est pas la somnolence qu’on leur reproche à toutes, mais la désapprobation va à celles, « les tête-en-l’air » qui n’ont pris aucune réserve d’huile…Elles n’ont pas appris à demeurer attentives à discerner la Volonté de Dieu sur soi…

Vouloir être témoins du Royaume, c’est s’entraîner (les Marines !) à toujours être prêts à entrer dans la Salle des NOCES (entendez du festin de Dieu)... Même si cette attente/espérance semble longue pour quelques-uns et courte pour d'autres, la question c’est de savoir si nous avons appris à rester ÉVEILLÉS : c'est-à-dire, en commune union avec la autres hommes, à être actifs dans notre Communauté familiale ou ecclésiale 




Alors où alimenter notre lampe ? A la seule Parole de Dieu... Quand nous attendons quelqu'un que nous ne connaissons pas, nous essayons de nous renseigner sur sa personnalité... Connaissons-nous vraiment ce CHRIST que nous attendons ?... Le connaissons-nous par coeur (par le coeur) ?